• Communiquer avec les fées et être exaucé...

    © Copyright Susan McKivergan, Autumn Fairy

     

    Depuis la création de mon blog j'ai eu quelques invités qui par mail ou commentaires m'ont demandé comment fonctionne ma formule des fées ? ou bien de la démarche à suivre pour s'adresser aux fées afin d'en être exaucé... (cf. rubrique "Prière aux Fées")

    Il est vrai qu'un certain nombres de contes, de romans, de nouvelles, de légendes, et autres ouvrages folkloriques nous présentent différentes manière de pénétrer dans le monde Enchanté, ou nous livrent, sous couverture "secret",  les invocations et incantations à adresser aux fées. Cependant, il serait naïf de croire qu'il suffit de réciter ces formules pour être en communion ou en communication avec les fées. La simple récitation ne saurait nous conduire au Pays du Merveilleux, si ce n'est au pays de jolis mots remplis de poésies ou bien de mots aussi incompréhensibles que rocambolesques pour le commun des mortels, mais qui paradoxalement ont l'avantage d'égayer et d'exciter notre imagination. Reconnaissons alors que ces formules magiques marquent une première rupture avec notre réalité terrestre (ou physique) et se présentent comme une sorte de pass vers cet autre monde éthéré. Ou plutôt voyons cela comme notre première rapproche avec la féerie.

    Dans l'imaginaire commun, la formule "abracadabra" sera toujours associée à la magie, et cela bien que l'on y croit ou pas! Certaines expressions renvoient directement notre esprit au merveilleux. Ainsi que les contes du merveilleux, les personnages (ou créatures) mythique et fantastiques, les légendes, les mythes, etc. Dans l'imaginaire, tant de récits sont rapportés, tant de créatures sont décrites (d'où l'existence de nombreuses encyclopédie du merveilleux) qu'il serait bien naïf, voire même audacieux, de douter de l'existence de ces êtres dans un monde parallèle à la nôtre, connu aussi sous les appellations de Monde Invisible, ou encore de Monde du petit Peuple. Trop aveuglés et sourds (ou bornés) par le matérialisme de notre monde, ils nous est impossible de voir ces créatures de l'Invisible, il nous est donc facile de nier leur existence, pour certainement conforter notre petit esprit qui prendrait peur devant un dragon, un vampire, ou autres créatures terrifiantes.  Des formules magiques, des incantations et des invocations, sont mises à la disposition des mortels pour tenter de briser la barrière qui nous sépare de ce monde qui fascine tant. Cependant, le contrat qui nous lie à l'Invisible est soumis à quelques conditions, qui ne sont pas toujours aisées à suivre, mais nécessaire pour maintenir la liaison avec ce monde. La toute première condition est de bannir le doute! Soit on y croit soit on y croit pas. Ces créatures de l'ombre ne sauraient supporter une croyance tiède!  Une fois votre position définie, gardez-vous de croire que la communication avec les fées va se faire à coup de baguette magique! Faites le plein de patience et d'effort avant de vous jetez naïvement sur toutes sortes de formules et de rites!

    Communiquer avec les fées et être exaucé...

    © Copyright Ian Daniels, The Prietess Use

    Comprenons alors, que toute cette émanation fantastique issue des formules magiques ou autres, nous conduit uniquement vers la porte du monde enchantée, mais ne l'ouvrira pas! Ce que nous avons tendance à oublier c'est que la clef pour ouvrir cette fabuleuse porte se trouve en nous, plus exactement dans notre façon de penser et de nous comporter envers les fées et ce qui les entoure.

    Il faut connaître un minimum sur la vie de ces petites créatures ailées avant toute adresse de prière et formule. Selon l'approche que je fais de la féerie, ce n'est pas un monde où l'on peut s'aventurer avec facilité comme bon il nous semble. A tort une analyse simpliste attribuerait cette croyance et ce monde aux jeunes enfants et aux ados pour le côté paillette, aventure et imagination, mais ce n'est pas chose facile d'atteindre le paroxysme de la Féerie ni chose aisée.  Je suggère de prendre quelques précautions, car ces petites demoiselles peuvent s'irriter pour un rien au risque qu'à la première horreur ou à la première déception, elles n'hésiteront pas à vous transformer en crapaud visqueux!   Je conseille vivement avant de vous lancer dans la communication avec les fées, de vous informer sur elle, mais aussi de vous harmoniser avec leur milieu qu'est la Nature! Prouvez aux fées votre bonne volonté.

    Les fées adorent s'engouffrer dans les profondeurs des forêts, se baigner dans l'eau ruisselante des courts-d'eau. Elles colorent avec passion nos jardins, parant de leur beauté et de leur magie les plus belles fleurs. Elle protègent farouchement les animaux.Elles enivrent l'air! Elles arpentent collines et montagnes (etc.) C'est dans ces recoins naturels qu'on est susceptible de sentir leur présence, leur parfum envoûtant! Une simple feuille d'arbre, une simple pétale de fleur, émanent de magie des fées! Plus on prendra soin de la nature (un simple geste de planter, ou d'arroser les fleurs), plus on donnera de l'amour et du respect aux animaux (une simple caresse peut suffire) plus les fées nous regarderont avec bienveillance! A noter également que les fées affectionnent également ceux qui ont le coeur à l'ouvrage (les non-oisifs), les optimistes, les battants et les courageux, la bonté et la générosité, et aussi la joie et l'innocence des enfants!

    Ce ne sont ici que les grandes lignes à savoir sur ce qu'affectionnent les fées! Mais la tâche est longue (voir peut-être quasi-impossible) avant de prétendre connaître tout des fées! Mais au moins vous voilà avertis des précautions et des conditions à suivre avant d'entreprendre une communication avec les fées, ces êtres de la nature!

    Communiquer avec les fées et être exaucé...

    © Copyright Myles Pinkney, Lily

    La façon de prier importe peu...enfin, du moins pour de simples amateurs qui n'ont pas achevés leur étude sur la féerie! L'essentiel c'est le comportement à adopter face à tout ce qui englobe la féerie! Quant à l'initié, il est au-dessus de l'étape de la simple approche! La pratique de la prière et son organisation s'avèrent primordiale pour lui. On lit souvent dans les livres consacrées à la magie, ou invocations aux anges et fées, qu'il faut respecter des heures précises, un jour spécial, se mettre dans certaines conditions au calme , dans une pièce entourée de bougies et d'encens spécifiques, se procurer certains herbes, plantes ou fleurs etc. Mais toute cette pratique n'a du sens, que si l'on a préalablement fait connaissance avec la féerie et ses secrets, et surtout savoir maîtriser la situation si jamais l'invocation tourne mal...Encore faut- il  que les prières soient officielles et efficaces! Car reconnaissons que beaucoup d'entre nous, amateurs, aiment à broder notre imagination, allant jusqu'à proposer notre propre vision de la féerie (vision donc non officielle) ainsi qu'une formule qu'on a cru être inspirée par les fées elles-mêmes!

    Chez Amis lecteurs, vous amateurs de féerie tout comme moi, faîtes attention à vos lectures, et même si la bienveillance des fées, si précieuse soit-elle,  est bien tentante à conquérir, gardez toujours à l'esprit que le chemin à parcourir est parsemé d'épines!Ne désespérez pas et soyez toujours vigilent...

     

     

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  • Les changelins

    © Copyright Amy Brown, Perfection

     

    Les changelins

     

    Au temps médiéval, les fées avaient la mauvaise réputation d'enlever les enfants non baptisés. Elles se penchaient au-dessus des berceaux des bébés qui leur plaisaient, comme le font les fées marraines, mais non pas pour les doter de dons mais pour leur arracher à leur monde. Ensuite elles mettaient à la place du bébé humain, leur propre progéniture, que l'on nomme alors « changelin ». Elles procédaient généralement à la nuit tombée. Ainsi les parents, dès le levé du jour, retrouvaient, à la place de leur bébé aux joues pleines et rosées, une créature laide, noire, qui affichait un air vieillot.

    Un des moyens efficaces pour se débarrasser du changelin était de l'obliger à parler et à avouer son âge. Généralement, le changelin se laissait facilement avoir sous l'effet de surprise. Comme par exemple, déclare Edouard Brasey in La petite encyclopédie du merveilleux, « en lui présentant un spectacle incongru, comme celui de brasser de la bière avec des coquilles d'oeufs ou d'entourer son berceau avec une multitude de pots, potées, assiettes, écuelle ou autres récipients débordant d'un liquide bouillonnant. Le changelin s'écrit alors : J'ai plus de cent et cent ans/J'ai vu le gland avant le chêne/L'oeuf avant la poule,/Mais je n'ai jamais vu autant de petits pots bouillant! »

    Suite à ces mots, le changelin se précipitait dans la cheminée, et disparaissait dans un grand ricanement. L'enfant humain réapparaissait comme par magie dans son berceau.

    Les changelins

                                                                          © Copyright Maxine Gadd, Laughing Fairies 

    Une autre manière (plus mesquine) de récupérer l'enfant humain, était celle de s'en prendre physiquement à l'enfant fée. On le suspendait à un arbre et on le fouettait sans pitié. La fée mère accourait aux cris de son enfant. Par ruse ou chantage les parents récupéraient leur propre bébé.

    Si les bébés des fées ont le « visage flétri et ridé, pourvus en outre de touffes de poils noirs et hirsutes qui leur poussaient en tout sens sur le crâne et le corps », il arrivait parfois qu'on ne pouvait les différencier des bébés humains. Une procédure de vérification s'imposait. Dans La Grande Bible des Féesd'Edouard Brasey on apprend que les parents humains avaient recours aux mêmes méthodes  morbides cités précédemment : la maltraitance et l'abandon. Ils « plaçaient le nourrisson sur une pelle qu'ils disposaient au-dessus des flammes de la cheminée,ou bien ils l'abandonnaient une journée entière dans la neige, ou bien encore ils le battaient jusqu'au sang. » Soit la créature se volatilise en riant, soit la maman fée se précipite aux gémissements de son enfant et est contrainte de restituer le nourrisson volé.

    Les changelins © Copyright Lindsay Archer, Stretching her wings

    Il était donc vivement recommandé de veiller sur son nourrisson et de le protéger des créatures de Féerie même si tous se réjouissaient des dons qu'offraient les fées-marraines à leur petites progénitures. Les mères s'armaient pour protéger au mieux le berceau. Elles disposaient tout autour du berceau une multitudes de défenses. Généralement, elles usaient des méthodes qui servaient à faire fuir les mauvais esprits. Tout d'abord elles répandaient du sel dans toute la chambre,puis elles accrochaient une paire de ciseaux au dessus du lit de l'enfant, ou soit suspendaient au mur un collier d'ail ou des objets en fer (etc.) Quoiqu'il en soit, il était bien rare que ces pratiques annulaient le sort réservé aux enfants choisis par les fées. D'ailleurs, même les bébés baptisés n'étaient malheureusement pas à l'abri, car gardons toujours en tête que les fées sont très entêtées, bien que la rumeur rapporte qu'elles fuient le sacré. Dans ce cas, elles n'avaient le pouvoir que d'enlever les petits garçons, et pour combler elles ne procédaient aucun échange (donc pas de changelin, voir de bébé de substitution dans le monde des humains). Les mères feignaient donc d'avoir des petites filles au fond du berceau afin de tromper les fées, et elle revêtaient leur petit bonhomme de vêtements de fillettes, leurs laissaient leurs bouclettes, les appelaient par de petits surnoms féminins, jusqu'au jour du baptême.

    Certaines légendes attribuent cette tâche ingrate d'enlever les enfants à la Reine Mab.

    Que devenaient les enfants volés?

    Edouard Brasey les nommes les enfants-fées.

    Les enfants-fées restent en pays de Féerie pour une durée de sept année ou bien un multiple de sept ans. Au bout de ces années, ils sont rendus aux humains.

    Une fois dans leur patrie d'origine, ces enfants sont acclamés comme des êtres d'exceptions car ils demeurent les protégés des fées, et qu'ils détiennent des dons et des talents spéciales.

    Les vocations artistiques et ésotériques auxquelles ils se destinaient en disaient long sur l'appartenance ambigüe de ces êtres, qui étaient condamnés à demeurer à la lisière des deux Mondes. Ils devenaient des artistes, des poètes, des musiciens, des guérisseurs, ou visionnaires.

    La nostalgie de ce monde de leur enfance demeurait si grande, que Féerie leur restait accessible. Cependant ils devaient respecter quelques conditions. La nourriture et les boissons leurs étaient proscrites. Si par malheur, ils leur prenaient l'envie de déguster ne serait-ce qu'une miette des aliments des fées ou boire une seule goutte des breuvages de fées, ils devenaient les prisonniers éternels de Féerie. On raconte que les parents humains de ces êtres mi humain mi fée, laissaient sur la table de quoi nourrir leur progéniture pris entre deux mondes.

    Enfants-fées ou pas...Fées et Humains : deux mondes incompatibles 

    Nous comprenons une fois de plus que la vie et les sentiments des fées diffèrent de celles des humains. Les fées aiment une certaine façon ces humains qu'elles ont enlevés uniquement par caprice (n'ayant aucune notion du bien et du mal).Mais en même temps elles posent une limite à cette relation. On aurait pu penser que "seul le cas des enfants-fée" aurait pu nous ouvrir intégralement la porte de Féerie, mais la réalité féerique est bien décevante. La vie de l'humain chez les fées est déjà limitée dans le temps (sept ans ou multiple de sept ans) et l'accès aux humains présentent des contraintes. Ces restrictions marquent clairement l'incompatibilité des deux mondes. En même temps, nous savons bien que c'est dans cette incompatibilité et ces différences que naît le merveilleux que nous recherchons et qui fascine tant notre imaginaire.

    Féerie et Terre des Humains, sont donc deux mondes incompatibles mais qui se chercheront sans cesse l'un et l'autre. Pour le moment seul le fil de l'imaginaire lie étroitement ces deux mondes.

    Zhelia

    Les changelins

    © Copyright Maxine Gadd, Baby Chrysella

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    © Art Copyright Kathleen Lowe

     

    Découvrez quels sont les moments propices pour voir les fées

    Depuis voilà bien des siècles, les fées se cachent des hommes…ce qui a engendré le refus collectif de l’existence de ces petites créatures. Cependant certaines personnes sont convaincues du contraire car il nous est accordé d’apercevoir ces belles demoiselles à certaines périodes de l’année. Si vous voulez vous en rendre compte par vous-même notez dans votre agenda les dates propices à l’apparition des fées dans le monde des humains.

    Notez déjà que les manifestations féeriques peuvent avoir lieu les jours d’équinoxes, de soltices, et aussi les périodes de pleine lune (période qui commence dès la veille de la pleine lune jusqu’à quelques jours qui suivent), ou à d’autres moments de la journée, soit à  l’aube, à midi, ou au crépuscule.

    Mais il faut savoir que des dates bien précises de notre calendrier, mais surtout ceux du calendrier celtique, marquent l’intrusion féerique dans le monde des humains.

     

    Voici déjà quelques dates :

     

    - tous les 1er du mois

    - du 1er au 5 février, les jours de la féte druidique d’Imbolc

    - le 25 mars, jour de l’Annonciation du Seigneur,

    - la veille du 1er mai : la nuit des Walpurgis (fête celtique qui précède la fête de la Beltaine)

    - le 1er mai , fête de la Beltaine

    - la veille du 24 juin et le 24 juin jour de la Saint-Jean,

    - le 1er Août, jour de la fête celtique de Lugnasad

    la nuit d’Halloween

    - le 1er novembre, jour de la Toussaint et celle de la fête de Samain chez les Celtes

     

    Comme nous l’avions déjà mentionné, dans un précédent article , le temps de Féerie ne correspond en rien au temps des humains, notamment au niveau de l’écoulement. Mais la différence ne s’arrête pas là. Des elficologues notent que les fées conçoivent d’une manière différente de la nôtre l’importance des jours de semaine. Le vendredi marque la fin de la semaine chez les fées car le dimanche est un jour tabou pour les fées, puisqu’il correspond au jour du Seigneur des Chrétiens.Elles se montrent d’ailleurs très puissantes  en ce jour de vendredi, il ne serait donc pas très prudent de les mettre en colère ce jour-la. Même le mercredi représente un danger potentiel pour celui qui oserait mentionner de manière irrespectueuse le quotidien des fées. En revanche, dans les « highlands » d’Ecosse, le jeudi semblerait être le jour favorable pour parler sans contraintes des fées, sans que celles-ci ne puissent entendre quoique ce soit à leur sujet.

    Bien qu’il nous soit permis de voir ces jolies demoiselles dans notre monde, très peu malheureusement peuvent les apercevoir. Nos pauvres yeux qui ont cette fâcheusement tendance à s’incliner, ne peuvent détecter la présence fugace de fées qui s’envolent avec une telle rapidité entre deux clignements d’yeux. C’est pourquoi, il est considéré comme dangereux de rester les yeux grands ouverts sans ciller, car n’oublions pas que visionner une fée porte pratiquement toujours préjudice au mental de celui ou celle qui l’aurait aperçu! A moins que celle-ci ne se montre de son plein gré! 

     

    bubbleblower2.jpg

    © Art Copyright Amy Brown 

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